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Ils ont reconstruit une machine à écrire de 1833 Article dans la Nouvelle République le 15/01/2013

Le musée de la machine à écrire possède désormais la réplique d’une des plus anciennes machines connues, grâce au savoir-faire de deux artisans retraités.

REPLIQUE MACHINE A ECRIRE
Jeanne Sala, présidente de l’association Écriture et calcul, Jean-Pierre Lancereau, ébéniste, et Jean Moreau, ferronnier d’art. A droite, la réplique qui reste à Montmorillon.

La «  plume ktypographique  » n’était sans doute pas très pratique à utiliser. Mais en 1833, cette machine mise au point par un imprimeur marseillais était l’une des toutes premières tentatives abouties de mécaniser la frappe des caractères.

Depuis deux ans, l’Aventure de la machine à écrire et à calculer présentait une reproduction de cet appareil complexe disparu, prêtée par un collectionneur privé. « L’une des pièces les plus spectaculaires de la collection, souligne Jeanne Sala, présidente de l’association, mais nous devions bien la rendre. »
Deux artisans montmorillonnais à la retraite ont relevé le défi d’en réaliser une réplique, destinée à demeurer dans le musée de la Cité de l’écrit. Leur superbe ouvrage a été présenté samedi dernier. Jean Moreau, serrurier et ferronnier d’art de métier, a réalisé tout le mécanisme métallique, composé d’une soixantaine de broches articulées. Il avait embarqué dans l’aventure son ami Jean-Pierre Lancereau, ancien ébéniste, pour la construction du bâti en bois de noyer.
« La difficulté résidait surtout dans la précision d’assemblage des pièces » indique Jean-Pierre Lancereau. « L’extrémité des 60 broches a été forgée et elles ont été mises en forme sur un gabarit une par une » poursuit Jean Moreau.
Les deux retraités ont pris « beaucoup de plaisir » à reconstruire cet appareil. Presque autant que Jeanne Sala à expliquer son fonctionnement aux visiteurs.
La machine de 1833, elle, a totalement disparu. Sa «  réplique originale  » est due au collectionneur Claude Pichon, qui avait déniché, et identifié, une de ses broches sur une brocante. « A partir du brevet déposé en 1833 et du croquis, il l’a reconstituée », explique Jeanne Sala. Claude Pichon a autorisé la réalisation d’une deuxième réplique, exposée dans un musée espagnol.
Il avait prêté au musée de Montmorillon une autre réplique de machine de 1864 : cette machine de Mitterhofer a également été reproduite avant sa restitution par Jean Rivière, ancien menuisier ébéniste à la ville.
L’aventure de la machine à écrire et à calculer, située près de la Préface, ouverte en 2008, vient de franchir le cap de 42.000 visiteurs.

Horaires jusqu’au 31 mars : du mercredi au dimanche, de 14 h à 18 h. Entrée libre. Nouveau site internet : www.machines-a-ecrire.fr

Sébastien Kerouanton

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